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Régate en rade : les 4 vents 2007 .

 

Les marins d'Orion n'ont pas froid aux yeux !

Toujours téméraires sur notre bateau parlant, Claude, le skipper Mathieu et moi, n'avons pas hésité à nous inscrire à la régate des 4 vents, en rade de Brest.
Tout était normal jusqu'à 13h00, sur cette pointe Finistère, en ce 16 juin: pluie battante, ciel plombé, vent à 20 nœuds. Mais à cœurs vaillants, rien d'impossible. A 13h00, le vieux Sirius quitte le ponton avec pour équipage un barreur malvoyant, un pianiste aveugle et un singe unipode.
Premier signe encourageant des Dieux, un bateau concurrent, se rendant lui aussi vers la ligne de départ, s'est planté dans la vase, hors chenal, vu que la mer était basse avec gros coeff. Un de moins…
Puis, à 13h30 le départ est donné, échelonné en fonction des catégories de bateaux. Un piratage de la radio du comité de course ayant annoncé un faut départ et un rappel général, une joyeuse incertitude s'est installée. Inscrit dans la catégorie "corps-morts", notre Sirius est parti avec quelques minutes de retard mais il en fallait bien plus pour le décourager.
Le vent bien appuyé dans cette première partie de parcours au près, nous voguions heureux dans les embruns vers la "basse renard" puis visions ensuite la balise Lanvéoc 4.
Deuxième coup de main des Dieux, la VHF nous indique 2 abandons sur une casse de mât et un safran HS. Et de 3…
Sirius marche bien mené par Claude mais n'est vraiment pas taillé pour la course et petit à petit nous nous sommes trouvé un peu seul en queue de peloton.
Qu'à cela ne tienne. Nous n'avions rien à gagner que du plaisir et bien nous n'allions pas nous en priver. Enroulant L4 et remontant vers Penn Houpel, au travers et en fin de bord nous envoyons le spi, virons la bouée à 1 mètre et faisons une pointe à 7,5 nœud avant de virer r1. Redescente vers Lanvéoc 1, au près, pour 3,5 miles. Allure plus aisée à tenir, je prend la barre et la tient bien avec une vitesse en moyenne à 5,5 nœuds. Un bord aussi parfait ne pouvait se terminer que dans une folie et c'est pourquoi, dans l'euphorie du moment, j'envoie, à la grande surprise de mes coéquipiers, un 360 au cours d'un virement.
Après L1, Claude reprend la barre et le spi est renvoyé. Des pointes à plus de 8 nœuds nous font le même effet qu'une bouteille de bourgogne par personne...ça grise!
D'ailleurs, sans doute un peu éméchés sous l'emprise de nos sens émoustillés, nous en passons la ligne d'arrivée du mauvais côté. Pas de problème, nous ne serons pas pénalisés au classement général.
Le vent à soufflé toute l'après-midi, la pluie s'est arrêté à 13h30 et n'a recommencé qu'après notre arrivée au port et l'informatique embarquée n'a pas eu de problème ce qui a permis à Sirius de taper la discut' avec son équipage.
Sans aucun doute, expérience à réitérer.

Bruno

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